Si les cyberattaques frappant les grands groupes industriels focalisent l’attention des médias, ce sont les PME qui sont quotidiennement visées — appâtées par la vulnérabilité de petites structures peu ou pas protégées.
La transformation numérique
L’essor et la démocratisation d’Internet au cours des années 1990, et les progrès constants des technologies numériques, ont accéléré le processus global de numérisation des données. En 2000, un quart des données disponibles dans le monde étaient numérisées ; aujourd’hui, moins de vingt ans plus tard, la quasi-intégralité — 98 % — des données sont consignées de manière numérique.
Par extension, la digitalisation correspond à un processus de transformation à la fois de forme et de fond des sociétés modernes : d’une part une dynamique d’informatisation qui se caractérise par l’accroissement continu du nombre d’ordinateurs, de logiciels et de matériels informatiques ; d’autre part une reconfiguration des modes d’interaction par la diversification des technologies numériques et leur imprégnation dans l’ensemble des activités humaines et économiques.
Impact sur le secteur économique
Le secteur économique et financier a particulièrement été impacté par cette transformation digitale. L’informatisation des moyens de communication a consacré la massification et la quasi-instantanéité des échanges marchands et des flux financiers. Ces dernières années, les systèmes bancaires et financiers, et plus généralement les entreprises, ont connu des changements systémiques, à commencer par la dématérialisation et l’externalisation de leurs services.
On peut ainsi entendre par digitalisation de la délinquance économique et financière un processus de transformation des modalités de commission des infractions à l’ère du numérique. En utilisant les réseaux et les systèmes informatiques comme moyen ou comme cible, les criminels cherchent à tirer un bénéfice d’une activité frauduleuse. La dynamique effrénée de digitalisation de l’économie leur permet de tirer profit de la multiplication des dispositifs et solutions de paiement et de retrait.
PME, TPE et cybercriminalité
Creuset de l’emploi de demain, les petites et moyennes entreprises sont exposées au défi de la transition numérique, qui nécessite d’en saisir les opportunités autant que d’en apprécier les risques — lesquels peuvent être létaux.
Contrairement aux grandes entreprises qui possèdent un service informatique et de cyberdéfense, les TPE et PME sont vulnérables. Proie plus fragile, il est plus simple pour les cybercriminels de s’attaquer à ces petites structures qu’à de grands groupes.
Ces attaques se sont naturellement multipliées durant la crise sanitaire et le confinement, forçant un grand nombre d’entreprises peu ou pas préparées à passer au télétravail. Cela a facilité l’accès aux données d’entreprise : les pirates s’attaquent directement aux employés et aux réseaux non sécurisés de leur domicile afin de subtiliser des fiches clients, des mots de passe ou la comptabilité de l’entreprise.
Les cyberattaques visent à subtiliser les données d’individus et d’entreprises bien ciblées. Pour ce faire, elles procèdent par de multiples vecteurs — web, messagerie électronique, fichiers malveillants — en exploitant des vulnérabilités et autres failles des systèmes de sécurité réseau.
Les techniques d’escroquerie sont multiples : du phishing, qui consiste à récupérer vos données personnelles, mot de passe ou numéro de carte bancaire en vous piégeant avec un faux courrier électronique, jusqu’à l’usurpation d’identité d’un employé ou même du dirigeant de l’entreprise. Les pirates ne manquent pas de ressources.
1 sur 2dirigeants de TPE-PME victimes d’une usurpation d’identité en 2019, selon l’ANSSI
98 %des données mondiales sont aujourd’hui consignées de manière numérique
Se protéger : par où commencer
La cybersécurité n’est pas une simple formalité. Face à l’évolution quotidienne des attaques et à l’innovation des pirates, il est primordial pour une entreprise d’avoir un plan de défense précis et de s’équiper.
La cybersécurité protège les données et l’intégrité des ressources informatiques connectées ou installées sur un réseau d’entreprise. Elle ne représente qu’un infime budget par rapport aux dégâts que peuvent causer les pirates : perte financière liée à la perte de données, temps passé à y remédier, actions en justice, amendes. En matière de cybersécurité, il vaut mieux prévenir que guérir.
- Le bouclier numérique.
Un antivirus pour bloquer les malwares, un firewall pour vous protéger des intrusions, et un serveur sécurisé qui empêche les pirates d’accéder à vos données. - Une solution de back-up.
Elle vous permet d’avoir constamment une sauvegarde et une restauration de vos données en cas de perte ou de corruption. - Une vraie politique de sauvegarde.
Effectuer plusieurs sauvegardes régulièrement et les stocker dans des lieux différents. En répartissant vos données, vous vous protégez des cyberattaques, mais aussi de l’incendie et du cambriolage.
Hébergement et RGPD
L’hébergement des données est à arbitrer selon la législation propre à chaque pays.
Plutôt que de stocker vos données sur un cloud dont la gestion est opérée depuis des pays comme les États-Unis, la Chine ou la Russie, dont la législation permet un accès à l’ensemble de vos données, il est préférable pour une TPE ou une PME de choisir un hébergement en Europe, pour se prémunir en matière de souveraineté numérique.
Un hébergement en Europe vous garantit une protection législative grâce au RGPD, qui encadre le traitement des données personnelles sur le territoire de l’Union européenne. Les entreprises européennes sont plus proches de vous, soumises à de strictes législations, et assurent que vos données ne seront pas exploitées par des tiers.
L’équipe Skydoo
